
« Mon imprimeur gère déjà mes packs… et gratuitement ! »
Par Daniela Infante - Client Success Manager My Media Connect
« Nous n’avons pas besoin d’une plateforme pour gérer les validations de packaging : notre imprimeur s’en occupe déjà. Et en plus, gratuitement. »
C’est une réponse que nous entendons dans les grandes comme dans les moyennes entreprises. Et, à première vue, elle semble raisonnable : si un fournisseur de confiance prend en charge une tâche complexe sans la facturer séparément, pourquoi souscrire une autre solution ?
La question ne devrait pourtant pas se limiter au prix. Il faut en poser une autre : qui contrôle réellement les fichiers, les validations et le savoir accumulé sur nos emballages ?
1. Sans coût supplémentaire ne veut pas dire sans coût
Une plateforme numérique nécessite de la technologie, de la maintenance, du stockage et du support. Que ces services n’apparaissent pas détaillés sur une facture ne signifie pas qu’ils n’ont pas de coût : ils sont généralement inclus dans le prix global ou pris en charge par le fournisseur dans le cadre de sa proposition commerciale.
Cela n’a rien de forcément contestable. Ce peut être une solution utile et compétitive. L’important est de savoir ce qu’elle comprend, quelles sont ses limites et ce qui se passe lorsque la relation prend fin.
Avant de comparer une plateforme « gratuite » à une plateforme payante, il convient de comparer le service complet : fonctionnalités, autonomie, accès aux fichiers et conditions de sortie.
2. Un processus efficace pour le fournisseur ne couvre pas toujours tous vos besoins
L’outil de l’imprimeur ou du prépresseur peut être parfaitement conçu pour organiser sa production. Mais la gestion du packaging d’une marque commence avant l’impression et implique bien plus d’intervenants.
Le marketing vérifie l’identité de marque ; la R&D, les informations produit ; les équipes Regulatory et juridiques, les textes et les exigences applicables ; les Achats coordonnent les fournisseurs. Interviennent aussi des agences, des traducteurs et des équipes de différents pays.
La question est de savoir si tous travaillent dans un processus conçu pour l’entreprise, ou s’ils doivent s’adapter au système d’un fournisseur donné, qui poursuit d’autres objectifs.
Externaliser des tâches peut être efficace. Déléguer toute la visibilité sur le processus mérite, au minimum, réflexion.
3. Le test décisif : que se passe-t-il si vous changez de fournisseur ?
Imaginons que demain vous décidiez de travailler avec un autre imprimeur. Pouvez-vous récupérer les fichiers modifiables, les fichiers d’exécution validés et leurs versions ? Les commentaires et les validations aussi ? Sous quel format, dans quel délai et à quelles conditions ?
Un PDF final n’équivaut pas à l’ensemble des informations nécessaires pour poursuivre le travail en toute autonomie.
La portabilité n’est pas une préoccupation marginale. La Commission européenne la place parmi les objectifs du règlement sur les données (Data Act), qui prévoit des mesures pour faciliter le changement de fournisseur de services de traitement de données, y compris les services cloud. Son application concrète doit être examinée selon le service et le contrat.
C’est pourquoi les conditions de récupération et d’export devraient être convenues à la signature, et non au moment où l’on souhaite partir.
4. Vos innovations ont aussi besoin d’une politique d’accès
Les projets de nouveaux produits rassemblent des informations sensibles : designs pas encore lancés, formulations, messages commerciaux et calendriers.
Plutôt que d’opposer automatiquement un « cloud américain hors de contrôle » à un « cloud européen offrant des garanties », il convient de se demander où l’information est hébergée, qui peut y accéder, quels sous-traitants interviennent et quelles garanties contractuelles existent.
Le même examen devrait s’appliquer à l’outil de l’imprimeur comme à toute plateforme indépendante.
La confiance envers un fournisseur est précieuse. La compléter par des droits d’accès clairs, de la traçabilité et des conditions de sortie relève de la bonne gestion.
5. MyMediaConnect : organiser la collaboration autour de la marque
MyMediaConnect est conçue pour les entreprises (les propriétaires des marques) afin de centraliser les fichiers et les actifs numériques, comparer les versions et coordonner les circuits de validation entre services. Ces fonctionnalités permettent de structurer la collaboration et d’apporter de la visibilité sur l’avancement des projets.
Le principe est simple : organiser le processus autour de l’entreprise propriétaire des marques, avec ses responsables et ses collaborateurs, au lieu de dépendre exclusivement du fonctionnement d’un imprimeur ou d’un prépresseur.
Ainsi, imprimeurs et prépresseurs continuent d’apporter leur expertise technique, tandis que l’entreprise conserve une vision centralisée du travail. Pour que cela fonctionne, il faut définir les droits d’accès, les responsabilités ainsi que les conditions de conservation et d’export des fichiers.
Il ne s’agit pas de se méfier de l’imprimeur ni de remplacer une relation qui fonctionne. Il s’agit de distinguer deux responsabilités : bien produire les emballages et gouverner l’information de la marque.
Votre imprimeur peut être un excellent partenaire. La question est de savoir si vous avez aussi besoin que toute votre gestion du packaging dépende de lui, ou si vous voulez internaliser le contrôle de votre marque, comme MyMediaConnect vous le permet.